BRITISH MUSEUM, Marbres Du Parthénon Hauts-Reliefs

Longueur Audioguide: 2.59
Auteur: STEFANO ZUFFI E DAVIDE TORTORELLA
français langue: français

Je vais maintenant vous parler des décorations extérieures du Parthénon, en commençant par les « métopes », à savoir, les hauts-reliefs doriques qui étaient de la frise juste en-dessous du fronton triangulaire de la façade.

À l’origine, il y avait 92 hauts-reliefs : ici, au British, vous en verrez 15. Ils représentent des scènes de combats mythologiques, qui sont le symbole de la lutte entre l’ordre rationnel et les puissances obscures du chaos, entre la capacité de contrôle de l’homme et ses instincts primaires : un conflit désormais dépassé à l’ère de Périclès, le grand politique et général qui fit construire et décorer le Parthénon.

L’exécution des hauts-reliefs précède celle des autres ensembles sculpturaux du temple, comme vous pouvez le deviner à leur style plus archaïque. Il est également possible que les ouvriers aient eu du mal à s’adapter aux nouvelles conceptions de Phidias qui, selon un passage bien connu de l’historien et biographe grec Plutarque « supervisait tout ».

Un autre chef-d’œuvre fascinant que vous verrez bientôt est la frise en bas-relief située juste en-dessous du plafond, sur le côté extérieur de la cella arrière du Parthénon : elle se développe sur tous les côtés sur une longueur totale d’environ 160 mètres et sur une hauteur d’environ un mètre. Le British Museum en possède près de la moitié.

On y voit la procession organisée à Athènes lors des Jeux Panathénées, une fête qui était célébrée tous les quatre ans pour commémorer la fondation de la ville, y assistaient des juges, des porteurs d’offres, des musiciens, des cavaliers et des représentants de chaque catégorie de la population. La procession partait du quartier du Céramique et montait à l’Acropole en portant les victimes sacrificatoires et un habit de culte spécialement brodée avec des scènes du mythe d’Athéna.

Le cortège est divisé en deux groupes qui partent de la cella et se rejoignent sur le côté opposé, à l’entrée, où sont représentés les dieux de l’Olympe à qui l’ont remet  l’habit.

Même la vraie procession se terminait devant le temple : l’art exprime, en effet, dans le marbre de l’édifice sacré la fierté des Athéniens et leur relation privilégiée avec les dieux. Le cortège serpente lentement et solennellement et culmine dans l’image inédite et surprenante des dieux, assis comme de simples mortels, représentés avec la confiance de ceux conscients d’appartenir à une civilisation supérieure.

CURIOSITÉ : Dans les salles voisines, vous pouvez également voir les restes de la décoration de la tombe du roi Mausole à Halicarnasse, réalisée au IVᵉ siècle av. J.-C.

Considérée comme l’une des sept merveilles du monde antique, la tombe a donné naissance au mot « mausolée » pour définir une tombe monumentale.

 

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