TATE BRITAIN, DÉBUT ÉCOLE ANGLAISE

Longueur Audioguide: 3.07
Auteur: STEFANO ZUFFI E DAVIDE TORTORELLA
français langue: français

Après avoir admiré les sculptures du XIXᵉ et du XXᵉ siècle exposées dans la Duveen Gallery, dirigez-vous sur la gauche, en vous arrêtant sur les grandes sculptures de Henry Moore.

Je commencerai en vous disant que pendant plusieurs siècles l’école d’art britannique a été confiée à de grands artistes « continentaux » appelés à travailler à la cour anglaise. Dans ces premières salles, vous pouvez suivre les débuts un peu incertains de peintres locaux de l’époque Tudor et élisabéthaine, entre le XVIᵉ et le XVIIᵉ, surtout dans le domaine du portrait aristocratique, qui trouvera dans le grand maître flamand Anthony van Dyck, un modèle faisant autorité et qui sera très suivi.

Pendant ce temps, l’autre grand genre pictural préféré des Anglais, le paysage, commence également à s’affirmer. Ici aussi, les premières références sont des artistes continentaux, surtout les paysagistes hollandais, ou des maîtres français comme Poussin et Claude Lorrain, très populaires auprès des collectionneurs anglais.

Après les œuvres bizarres et fascinantes de William Hogarth, une école artistique anglaise authentique et originale s’impose finalement au début du XVIIIᵉ siècle. MyWoWo vous a parlé des plus grands chefs-d’œuvre de Hogarth dans les fichiers consacrés au Soane’s Museum, mais même ici à la Tate vous pouvez admirer plusieurs de ses œuvres les plus importantes. Je vous signale, en particulier, l’expressif Autoportrait, qui fait ressortir toute sa veine satirique et anticonformiste, mais aussi l’affection qu’il porte à son sympathique carlin dénommé Trump.

La seconde moitié du XVIIIᵉ est pour la culture anglaise dénommée « âge de la confiance ». Le grand portraitiste Sir Joshua Reynolds fait son apparition en fondant, en 1768, la royal Academy, institution fondamentale pour le développement d’une école florissante de portraitistes, impliquant également plusieurs talents provenant des États-Unis. Mais ici, vous pouvez également admirer les œuvres de l’autre protagoniste de la deuxième partie du XVIIIᵉ, Thomas Gainsborough, capable de combiner le portrait avec un sens aigu de l’atmosphère du paysage anglais.

Comme vous pourrez le voir ici à la Tate, l’aquarelle est sans doute la technique la plus appréciée des Anglais. Elle est naturellement associée aux romantiques dames de l’époque victorienne, mais n’oubliez pas que l’aquarelle était également utilisée par les plus grands spécialistes du paysage, et fut portée à son paroxysme par William Turner. En raison de leur délicatesse, les aquarelles ne peuvent pas être exposées en permanence et sont donc présentées sous forme d’expositions temporaires.

 

CURIOSITÉ : Joshua Reynolds était un artiste incroyablement prolifique : par exemple, toutes les poses tenues durant l’année 1757 sont enregistrées dans son journal, leur nombre est vraiment surprenant : il y en a eu 677, un peu moins de deux par jour !

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